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CHT Infos > Dossiers > L’ouverture de la salle de coronarographie

Le 28 août, l’ouverture d’une unité de cardiologie interventionnelle a permis la réalisation de la première coronarographie du territoire.

Après plusieurs années d’attente, la salle de coronarographie a pu voir le jour après l’arrivée d’un cardiologue interventionnel, la formation en métropole de 3 infirmières et l’aide de plusieurs manipulateurs radio.

La nouvelle salle, située au bloc opératoire, permet désormais la réalisation d’examens d’exploration des coronaires (coronarographie) notamment lorsqu’il y a suspicion d’infarctus du myocarde ou d’angine de poitrine :

- Douleur persistante de la cage thoracique
- Malaises atypiques chez un sujet ayant des facteurs de risque (plus de 50 ans, diabétique, taux élevé de cholestérol, hypertension…)
- Electrocardiogramme anormal
- Anomalies biologiques…

En 2006, 700 EVASAN sur Sydney ont été nécessaires pour des coronarographies. Désormais les examens sont réalisés au CHT et les angioplasties coronaires qui peuvent en résulter également.

La coronarographie

La coronarographie étudie les artères coronaires du coeur afin de :

- Dépister des anomalies de circulation sanguine dues à un obstacle
- Intervenir sur le vaisseau en le dilatant si besoin (l’angioplastie)

Elle recherche un obstacle à l’écoulement du sang à cause d’un rétrécissement ou d’un caillot, précise le nombre, le siège et le type des lésions. Elle peut mesurer les pressions à l’intérieur des cavités cardiaques.

Cet examen utilise les rayons X et un produit de contraste à base d’iode. Son principe consiste à rendre visibles (opacifi er) les artères coronaires qui irriguent le coeur. Un cathéter est introduit dans le vaisseau pour injecter le produit de contraste qui se mélange au sang : le système vasculaire devient visible sur les clichés radiologiques grâce aux propriétés radio-opaques de l’iode.

Comment se déroule l’examen ?

Pendant l’examen, le patient est allongé sur le dos. Son rythme cardiaque et sa tension artérielle sont enregistrés en permanence. L’examen se déroule dans des conditions stériles et sous anesthésie locale.

C’est un cardiologue qui pratique cet examen. Après désinfection de la peau puis l’anesthésie locale, un cathéter est introduit dans une artère du pli de l’aine ou du bras. Le cardiologue fait cheminer ce cathéter jusqu’à l’origine des artères coronaires en remontant dans l’aorte ; l’examen se passe sous contrôle visuel sur un écran. Une fois en place, le produit de contraste est injecté dans les artères et plusieurs clichés sont réalisés afi n de visualiser le réseau vasculaire.

Si un obstacle est mis en évidence, une angioplastie peut être pratiquée. Cette intervention, très courte, peut être réalisée au cours de la coronarographie, elle consiste à dilater le vaisseau rétréci à l’aide d’un petit ballonnet et le plus souvent d’implanter un stent coronaire. Cette technique donne d’excellents résultats et permet dans bien des cas d’éviter une intervention chirurgicale importante.

L’examen dure de 20 à 30 minutes après une préparation d’une heure environ. Après l’examen, le cathéter est ôté et le vaisseau est comprimé pour éviter tout saignement. Il est nécessaire de rester allongé quelques heures ; une hospitalisation de 48 heures est souvent recommandée.

 

 

 
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